J’ai 30 ans.

Le 27 juillet dernier, j’ai passé le cap des 30 ans, cette étape de sa vie où l’on n’est pas encore vieux mais plus vraiment tout jeune. Cet âge où lorsque l’on regarde dans le rétroviseur, on se rappelle les 400 coups que l’on faisait lorsqu’on avait 10, 15, 20 ans, nos conneries, nos cuites, nos voyages. Où l’on réalise qu’on a fait de la route, qu’on a acquis de l’expérience, qu’on a parfois souffert mais surtout toujours appris. Puis on pense aux années à venir et on sait qu’il reste encore tellement de belles choses à expérimenter, de projets à réaliser.

On m’a demandé ‘ça fait quoi d’avoir 30 ans ?’, on m’a souhaité ‘bon courage’ (enfoirés ahah).Dans les faits rien n’a changé, à cela près qu’en me réveillant ce jour-là, c’était simplement un anniversaire de plus.

C’est quoi au juste devenir adulte ?

Quand devient t-on adulte ? Est-ce lorsqu’on emménage dans son premier appartement ? Qu’on décroche son premier boulot à la fin des études ? Qu’on paie ses impôts ? Qu’on fonde sa propre famille ? Concrètement, qu’est-ce qui a changé pour moi en devenant adulte ?

J’ai une bonne étoile qui m’a permis de rencontrer les bonnes personnes au bon moment. Et je sais au plus profond de mon cœur que l’une de mes plus grandes forces est d’avoir la chance d’être aimée et entourée de personnes bienveillantes. D’avoir une famille et des amis qui m’aiment et me soutiennent, qui m’apprennent les choses de la vie et m’écoutent. C’est eux qui ont contribué à faire de moi une ‘adulte’ (la plupart du temps). Mais en réalité, je crois que je ne me sentirai jamais tout à fait adulte… 🙂

Aspirer à plus d’authenticité

Il y a quelques semaines c’est en discutant de son évolution avec une amie que j’ai réalisé que moi aussi, j’avais évolué sur beaucoup d’aspects. Et heureusement ! Il y a quelques années, j’étais beaucoup plus attachée à mon apparence qu’aujourd’hui. Je passais ma vie juchée sur des talons aiguilles. J’ai dû y renoncer quand mon genou droit a décidé de faire des siennes me contraignant à redescendre de quelques centimètres. Je claquais tout mon argent en shopping et collectionnais les paires de chaussures. Quand j’y repense je me dis que j’étais superficielle, mais après tout, c’est la société dans laquelle nous nous trouvons qui nous conditionne ainsi… Je m’alimentais mal. Puis je me suis mise au yoga et surtout, j’ai rencontré des personnes qui m’ont incité à voir plus loin que les apparences. Désormais mon budget consacré à l’alimentation est plus important que mon budget shopping car je préfère me nourrir de bons produits. Mon sens des priorités n’est plus le même et je préfère largement mettre 40€ dans un atelier de yoga que dans une fringue bon marché par exemple. En somme, vieillir, pour moi c’est changer ma définition de ‘prendre soin de soi’: ce n’est pas mettre du rouge à lèvres et une jolie jupe mais prendre soin de ma santé. Mon corps me remerciera dans quelques années (j’espère).

Emprunter la voie de l’acceptation

J’ai longtemps été en lutte contre moi-même. L’adolescence a été une période difficile. Je détestais mon nez, rêvais d’avoir recours à la chirurgie esthétique et je faisais le yoyo avec mon poids. J’ai fini par trouver de la stabilité car j’ai arrêté la Junk-food et que j’ai une alimentation végétarienne depuis plusieurs années. Je crois qu’à force de lutter, je me suis épuisée car j’ai fini par réaliser que je passerai ma vie entière dans ce corps et qu’il fallait accepter que je n’aurais jamais une silhouette élancée et que mon visage resterait le même… Le chemin est loin d’être terminé mais globalement j’ai compris que mon corps n’était qu’une enveloppe corporelle avec qui j’allais traverser cette vie-là. Avec la maturité je me dis que j’ai surtout de la chance d’avoir un corps en bonne santé, à la fois souple et musclé… Que ce même corps me permet de respirer, manger, marcher, faire des câlins, l’amour, danser, faire du yoga. Le corps humain est si bien fait. Et tant pis pour mes kilos en trop, je préfère faire la paix avec ce corps que de passer ma vie entière au régime. Je m’accepte. Et surtout j’ai arrêté de fantasmer sur une autre vie. Inutile de croire que j’aurais été plus heureuse si j’avais été plus belle.

Each one of us is a unique snowflake

Afin d’identifier vos forces et vos faiblesses, je vous recommande de lire Power Patate de Florence Servan Shreiber. Un super livre qui donne la pêche et vous fournit les outils pour une meilleure connaissance de vous-même. Il y a quelques années, un type avec qui je flirtais avait mis fin à notre ‘relation’ en me disant que nous étions trop différents. « Je suis actif et tu es passive. » Sur le coup, je l’avais mal pris, comment ça, moi, passive ? Alors que je m’étais débrouillée pour vivre dans deux pays différents en un an, trouvé mon stage d’études à Amsterdam, emménagé dans une ville où je ne connaissais personne ? Avec le recul, j’ai compris ce qu’il voulait dire. Je ne suis pas passive, je suis introvertie. Je fais partie de ces gens qui se ressourcent en étant seuls, ou plus précisément au lit avec un bon livre ! Je préfère l’écriture à la parole, la réflexion à l’action. Je suis attirée par le monde des idées, j’aime les mots plus que les gestes. Est-ce un problème ? Non, nous sommes tous différents et comme dirait Oscar Wilde, il faut être soi-même car les autres sont déjà tous pris ! J’ai compris que je devais mener ma vie comme bon me semble au lieu de vouloir me conformer à des normes, des standards auxquels je ne collerai de tout façon jamais. J’ai compris que cela ne servait à rien de rentrer dans une case et j’ai dû accepter l’idée que les ronds ne rentrent pas dans les carrés… 

Sur ces sages paroles, je vous dis à bientôt pour un prochain article.

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