Peaceful warrior

Hello, hello.

C’est avec une plaisir non dissimulé que je reviens ici pour insuffler de nouveau un peu de vie sur mon blog qui prenait la poussière. La cause de mon silence ? Je ne prends pas du tout soin de mes affaires et après plusieurs chutes, mon pc a décidé qu’il en avait marre que je le maltraite et il a rendu l’âme… J’ai procrastiné pour en racheter un nouveau mais sur les conseils avisés de ma mère, je me suis tournée vers le site ecodair, une chouette marque qui favorise l’emploi des personnes en situation de handicap.

Avec l’année qui commence, en éternelle amoureuse des débuts je suis hyper contente, beaucoup plus en forme qu’en fin d’année dernière et je reviens avec entre autres, l’envie de revenir écrire par ici. Le texte qui suit a été rédigé il y a plusieurs mois et j’ai longuement hésité avant de le publier mais je me dis qu’il n’y a aucune honte à avoir souffert et surtout, je suis heureuse de vous annoncer que j’ai vaincu mes démons et retrouvé la joie de vivre… Si vous avez des témoignages, questions… N’hésitez pas à partager. Je vous embrasse.

Il existe toutes sortes de mensonges. Il y a les gros mensonges, les mensonges pour faire plaisir, les mensonges honteux, les mensonges que l’on raconte aux autres et ceux que l’on se raconte à soi-même. Le mensonge dont je veux vous parler, c’est celui de mon déni face à l’obscurité. La dépression. Un mot qui cache une vérité plutôt sombre, de celles que j’ai eu un mal fou à reconnaître, à regarder bien en face et à accepter.

« Je vais bien » était un mensonge récurrent. Un mensonge tellement sournois, que j’y croyais au début. Après tout, rien ne semblait avoir changé. Mon enveloppe charnelle était toujours la même. Je bougeais, je respirais, j’avais l’air en bonne santé mais à l’intérieur de moi se livrait une bataille sans merci. Je m’étais lancée dans une lutte contre mon gré et je me suis retrouvée dans une sorte de spirale, un tourbillon plutôt glauque où les émotions négatives s’entrechoquent. Dans cette spirale se trouvaient en vrac: la culpabilité de ne pas aller bien, le dégoût de soi, la colère envers les autres, la rancœur face à leur incapacité à voir qu’à l’intérieur tout s’effondrait et par dessus-tout, ce sentiment d’isolement. La solitude et l’impuissance face à la tornade. Me battre contre moi-même ne me laissait plus d’énergie pour grand chose d’autre. L’envie d’en finir certains jours, vite éclipsée par quelque chose qui subsistait au fond, ma rage de vivre en berne…

Pendant cette période, les pensées sombres venaient m’assaillir de toute part et elles se contredisaient toutes; j’aurais voulu pouvoir pleurer dans les bras de quelqu’un, qu’on me dise que tout irait bien. J’aurais voulu qu’on me sauve mais je ne savais pas à quel point j’étais en détresse. J’aurais voulu hurler ma haine et vomir ma rancoeur, mais il n’y avait aucune violence en moi, hormis celle que je m’infligeais mentalement…Comment pouvais-je espérer du soutien et de l’aide alors que j’ignorais moi-même que j’en avais profondément besoin ? Comment reprocher aux autres de ne pas voir que je devenais l’ombre de celle que j’étais alors que je mentais avec le sourire ?

Pleurer. J’en étais incapable. Ma souffrance était sèche, une douleur sourde et latente dont l’origine était floue mais les conséquence dévastatrices. J’aurais voulu pouvoir pleurer, évacuer mon chagrin, laisser ma peine circuler, la laisser me quitter pour de bon. La regarder partir et reprendre le cours de ma vie avant que la dépression ne mette tout en stand-by. Pleurer. J’aurais voulu une bonne raison de pleurer mais en réalité j’en avais mille. J’avais mal partout et ma douleur était invisible, il n’y avait rien sur ma peau, aucune trace de bleu, aucune trace de coups, rien pour témoigner que j’étais en guerre contre moi-même.

Je ne sais pas vraiment d’où m’est venue cette dépression. Tout ce que je sais c’est que j’ai vécu dans un brouillard pendant plusieurs mois. Un voile opaque qui m’empêchait de voir les choses clairement. Les contours de ma vie étaient flous. Je m’étais perdue dans l’obscurité de ma souffrance.

Je ne sais pas vraiment ce qui m’a permis de sortir de cet état de torpeur. Je pense qu’il n’y a pas de remède miracle et là où un suivi psy est nécessaire pour certains, j’ai préféré pour ma part écarter cette option. Si vous êtes dans cette situation, demandez de l’aide. Il n’y a pas de honte à avoir.

Je vous souhaite à tous d’être heureux et vous promet de revenir très vite avec des articles plus joyeux !

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