[Expire] Tu es un être unique, ose, réalise-toi.

Hello, hello,

Récemment, je vous annonçais sur les réseaux sociaux, LA grande nouvelle de l’année 2019: j’ai effectué les démarches afin d’obtenir un visa working holiday pour l’Australie. Un VWH, PVT en français est un visa d’un an qui permet de travailler et de voyager au sein du pays d’accueil. J’ai pris un aller-simple Paris Melbourne et je décolle le 17 septembre…

Je commence tout doucement à réaliser que ma vie s’apprête à changer radicalement. Mais avant de faire ce grand voyage, je viens vous parler de l’avant. L’avant, c’est l’annonce aux proches. La joie, la surprise et pour certain.e.s une forme de jugement.

Renaître

Ici, j’ai envie de partager avec vous quelque chose qui m’a frappée: la réaction des gens! La plupart des gens m’ont encouragée puis m’ont immédiatement demandé: Et tes parents, ils ont réagi comment ?

Je n’exagère pas, quasiment tout le monde m’a posé cette question. Je vais être honnête, c’est aussi l’une des premières choses que j’ai demandé moi aussi, il y a quelques années à mon amie alors qu’elle s’apprêtait à partir s’installer à Perth car je savais que ses parents sont assez stricts. Puis j’ai demandé la même chose à D. car elle est la seule enfant de sa mère.

Mais pourquoi est-ce que la réaction de nos parents importe autant ?

En réalité, lorsque quelqu’un vous demande « Et tes parents ? » Cette question sous-tend plusieurs choses: Quelle est la réaction de tes parents ? Approuvent-ils cette décision ? Comment appréhender la séparation physique ?

S’il y a une chose que je pourrais dire ici, c’est que je refuse fermement de laisser la tristesse, la peur ou la culpabilité guider mes décisions.

Il y a plusieurs semaines, je tombais ‘par hasard’ sur le documentaire Renaître. Et là, ce fût une révélation. En particulier cette phrase: « On se promène dans la vie, on croit être aux commandes de sa vie mais absolument pas, ce sont des morceaux de nos parents. »

Regarder ce documentaire m’a fait un bien fou. Parce que d’un coup j’ai compris que mes parents, comme les vôtres certainement, ont beau m’avoir mise au monde et m’aimer, cela n’empêche que je ne peux pas vivre ma vie en fonction d’eux. C’est MA vie, elle m’appartient, c’est ma responsabilité d’aller dans la direction où je suis la plus heureuse possible. Je vais vers là où ça brille pour moi, même si ça peut leur paraitre moins évident.

Par exemple, ma mère ne voulait pas que je parte en Inde pour me former au yoga. J’y suis allée et ce fût une expérience spirituelle magnifique qui ouvert les portes à l’enseignement du yoga et bien d’autres choses encore.

Ce documentaire, où différentes personnes viennent témoigner et analyser avec brio la société dans laquelle nous vivons qui est principalement régie par la peur.

Nous avons peur de ne pas réussir, peur de décevoir nos géniteurs, peur de quitter notre zone de confort et de bousculer nos petites habitudes, peur de ne pas être aimé.e, peur d’ouvrir notre coeur bien grand face à l’inconnu, peur de nous remettre en question, peur de réaliser nos rêves…

What if I fall ? Oh, but my darling, but what if you fly?

Moi aussi, j’ai peur. Parfois je suis terrorisée. Seulement, ma petite expérience m’aura appris que le plus difficile n’est pas le grand saut. Non, c’est le moment juste avant. Ce temps de latence, où l’on sait qu’on est dans la merde (ahah), qu’on ne peut plus faire marche arrière, que ça va être vertigineux. Mais le saut, ce moment magnifique où le coeur se soulève, c’est le moment où l’on se sent le plus VIVANT.

Les meilleurs moments de ma petite vie sont ceux où j’ai pris le plus de risque comme aller aborder ce bel inconnu pour qui j’ai eu un coup de foudre à Amsterdam ou bien partir faire trois mois de backpack en Asie complètement à l’arrache.

Ce que j’essaie de vous dire, c’est que le plus difficile n’est pas de faire quelque chose mais plutôt de vaincre sa peur en se disant que l’on est capable. Vous êtes capables de faire des choses infiniment grandes. Ne laissez pas les peurs vous entraver. Ayez confiance en votre potentiel illimité!

Un jour, tout s’arrêtera

Cette année, j’ai été confrontée au deuil. Je pense souvent à Sarah. Tous les jours en réalité. Je vois son grand sourire, son regard plein de douceur. J’ai mal au coeur. Parfois j’en pleure.

Cette perte là m’a confrontée à la réalité de notre finitude. Tout peut s’arrêter brutalement. Un jour, il ne restera plus rien de nos corps sur ce plan-là. Quand tout sera fini, est-ce que les échecs importeront encore ? Et s’être pris un râteau par la personne qui nous plaisait ? NON. Un jour, tout sera fini. Je garde cette pensée dans un recoin sombre de ma tête, pour me souvenir qu’il faut aller là où le coeur vibre, là où la vie est à son paroxysme.

Un jour, tout sera fini. Et je me dis qu’il faut croquer la vie à pleines dents tant qu’on le peut. Qu’il faut se faire plaisir, aimer, danser, bouger, voyager, profiter de toutes ces belles possibilités.

Un jour, tout sera fini. Et ma peur de ne pas avoir fait les choses qui me faisaient rêver avant que mon heure soit venue prend le dessus sur toutes les autres.

A toi qui lis cet article. Tu es un être unique. Ose. Réalise-toi. Le plus important, c’est que tu sois heureux.se.

Pour aller plus loin:

3 Replies to “[Expire] Tu es un être unique, ose, réalise-toi.”

  1. Oh dis donc cette fin d’article m’a émue ♥
    J’ai failli partir un an en Australie pour une année sabatique car je ne savais pas quoi faire. Finalement, par peur et pour rester dans les carcans imposés par la société je ne suis pas partie et j’ai fini mes études. Ce n’était qu’une idée mais, qui ne m’a jamais vraiment quitté puisque partir au Canada est souvent revenu dans un coin de ma tête. Comme un petit rêve en arrière plan.
    Du coup, tout ça me fait réfléchir. Et si je faisais un truc un peu fou et m’expatriais un an… Et si ? Je vais méditer là dessus je crois. 🙂 (Et je vais également regarder le documentaire !)

    Merci Prisca ♥

    1. Fais-le si c’est ce que ton coeur te dit ! Quand on est prête on le sent 😉

      1. Honnêtement je vais vraiment y réfléchir. Outre ma famille et les animaux de compagnie, je n’ai pas de réelle attache (un business ou un job de rêve, un-e partenaire de vie ou de gamin). Et j’approche des 31 ans (j’allais écrire 21… meuf t’as trente ans et demi !) donc c’est un peu « maintenant ou jamais ! »

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