[Voyage] Mon arrivée en Australie

Hello, hello,

Le 18 septembre mon père m’emmenait à Roissy, j’allais effectuer le plus long voyage de ma vie. 25heures de vol avec une escale à Doha. Mon départ a été assez chaotique, prendre l’avion a été un véritable soulagement lors duquel j’ai pu relâcher la tension et le stress accumulés lors de mes derniers jours à Paris. Lors de mes premiers jours en Australie j’ai été abattue par une vague de tristesse et de mélancolie, nostalgique de tout ce que j’avais quitté: ma famille, mes amis, mon appart, mon confort, ma zone de connu et ma petite routine…

Durant les premières semaines j’ai peu posté sur les réseaux sociaux et j’ai délaissé mon carnet de voyage/journal intime. J’avais le syndrome de la page blanche, pas du tout d’inspiration, aucune idée de ce que j’allais faire, d’où aller, je me suis sentie terriblement seule loin de mes proches et sérieusement demandé ce que je foutais là.

J’ai eu la chance d’être hébergée par une amie qui vit à Melbourne, j’ai vu des pingouins et couru au bord de la plage mais pour être honnête je n’ai pas eu de coup de coeur pour Melbourne et il y faisait BEAUCOUP trop froid à mon goût. Puis les hasards de la vie et des rencontres qu’elle met sur notre chemin, ajouté à la magie des réseaux sociaux m’ont fait atterrir à Mildura. C’est une ville du Victoria à quelques heures de bus de Melbourne où il y a beaucoup de backpackers, tous là pour compléter leurs 88 jours de ferme, condition sine qua none pour pouvoir obtenir un second PVT (Permis Vacances Travail).

J’ai décidé de mettre mes projets en stand-by pour le moment, je ne publierai plus de méditations guidées pour le moment car j’ai laissé une bonne partie de mes affaires (y compris mon micro) à Melbourne. J’espère pouvoir reprendre dans quelques semaines en attendant je donne des cours de yoga à l’hostel où je loge. Enseigner en anglais me pousse hors de ma zone de confort et ça me fait vraiment plaisir d’enseigner. Transmettre une discipline qui permet aux gens d’aller vers plus de bien-être me donne un aperçu de ma mission de vie.

J’ai l’impression de vivre en huit clos ici à l’hostel. Des personnes qui étaient des inconnu.e.s sont rapidement devenus des proches. La notion du temps est différente, les journées où l’on ne travaille pas paraissent interminables, le temps s’étire et j’ai l’impression d’être ici depuis une éternité. En attendant de reprendre le travail, j’essaie d’apprécier les moments simples de la vie en bonne compagnie, à prendre le soleil au bord d’une rivière, dans un parc ou même encore le jardin de l’hostel. Même si j’ai l’impression d’être ballottée par la vie et que vivre dans l’incertitude est inconfortable, je suis vraiment contente d’être ici. J’y ai fait de magnifiques rencontres, je fais sauter des verrous, je délaisse mes résistances et je me redécouvre autre, tout simplement en parlant une langue qui n’est pas la mienne, en vivant dans un endroit si loin de ce que je connais. Et ça me fait du bien, je sens que cette expérience est un véritable apprentissage dont j’avais besoin. Cette expérience est une magnifique invitation à lâcher-prise, à accepter ce qui vient, essayer de faire de son mieux, prendre des décisions rapidement et accepter les changements constants.

Aujourd’hui je relisais mon journal, mon cheminement de pensée de ces derniers mois, de ces dernières semaines, j’ai pensé à la beauté de l’univers et ressenti une immense vague de gratitude pour les moments simples de la vie et pour ces miracles. Pour la beauté du ciel et de l’univers, pour ma chance d’être là. J’en ai profité pour rédiger cet article express. J’espère revenir très vite avec d’autres photos et choses à vous raconter.

Le weekend dernier on est partis faire du camping à Happy Valley, à 1h et quelque de route de Mildura. La beauté du paysage et du coucher de soleil sont indescriptibles alors je vous laisse avec ces photos et vous embrasse.

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