[Voyage] Un an en Australie

Hello,hello,

J’ai encore une fois laissé cet espace à l’abandon et complètement oublié de publier cet article que j’ai rédigé il y a plusieurs semaines… Oups. Au début du mois d’août, accompagnée de deux amies, nous avons longé la côte est de l’Australie en partant de Noosa pour remonter jusqu’à Cairns où j’ai plus ou moins posé mes valises pour deux semaines.

Agnes Water et 1770, Yeppoon, Great Keppel Island, Airlie Beach, Magnetic Island, Mission Beach… Nous avons parcouru beaucouuuuup de kilomètres.

Les choses que j’ai incontestablement préférées durant ces dernières semaines sont:

1) La journée passée sur le bateau Reef Daytripper où j’ai pu faire du snorkeling à la grande barrière de corail. Une journée magique qui restera gravée longtemps dans ma mémoire !

2) Le vol en avion au-dessus des Whitsundays, les couleurs étaient incroyables… J’ai même vu de nombreuses raies manta depuis le hublot…

3) Après 45minutes de marche à Windin Falls, on a eu droit à une vue à couper le souffle sur les Wet tropics, ces montagnes verdoyantes classées au patrimoine mondial de l’Unesco

Après avoir passé plusieurs mois sans connexion internet digne de ce nom et surtout sans électricité car je faisais du camping, j’ai mis un peu tous mes projets en stand-by y compris mon podcast de méditations guidées et des projets d’écriture. Je réalise maintenant à quel point créer du contenu me manque et c’est pour cela que je reviens (encore une fois) timidement par ici afin de partager un bout de mon expérience en Australie.

Il y a un an, je trouvais l’impulsion nécessaire pour changer radicalement de vie. Lorsque je repense à ma routine parisienne et l’appartement où je vivais, tout cela me parait à des années lumière de ma vie actuelle. Concrètement, qu’est-ce que ma première année en Australie m’a apporté ?

1) Il en faut peu pour être heureux…

Ancienne shopping addict en rémission, le minimalisme n’a jamais été mon fort. J’ai beau avoir fait des progrès en termes de consommation ces dernières années (Vinted était mon meilleur allié), j’ai débarqué en Australie avec deux valises énormes remplies de fringues, de mes oracles, mes cristaux et mes bijoux, autant vous dire que j’ai immédiatement regretté de n’en avoir fait qu’à ma tête. Quitter la France c’était dire temporairement adieu au confort de mon bel appartement douillet. Cela fait un moment que je n’ai pas eu mon propre appart, ma propre salle de bains, ma propre cuisine et même s’il y a des jours où c’est moralement épuisant de devoir constamment s’adapter au changement, je préfère mille fois la sensation de liberté que j’éprouve ici au confort de ma vie d’avant.

2) Lâcher-prise

Les douze derniers mois n’ont pas été complètement roses, je me suis parfois retrouvée dans des situations difficiles et il faut dire que les conditions n’ont pas toujours été idéales entre les feux de brousse qui ravageaient l’Australie et le coronavirus qui sévit encore un peu partout dans le monde. Cela m’a donc amenée à devoir prendre des décisions sur le court terme rapidement, apprendre à me débrouiller seule ou au contraire à devoir faire confiance à des personnes fraîchement rencontrées. Nous traversons une époque particulière, pas toujours évidente à gérer et vivre cela loin de mes proches est une épreuve qui me permet d’apprendre à lâcher-prise. Je fais de mon mieux et le reste est hors de mon contrôle.

3) Les au revoir sont parfois nécessaires

Lorsque l’on vit à l »autre bout du monde, tout parait décuplé. Les joies comme les peines, les sentiments qui nous lient aux personnes que l’on côtoie. J’ai eu de la chance de faire de belles rencontres ici. Chacune des personnes qui m’a marquée a été mon professeur à sa manière, il y a les personnes qui m’ont enseigné la patience sans le savoir, qui m’ont appris à ralentir et à ne plus vouloir anticiper constamment le moment d’après, celles qui m’ont gentiment poussée à remettre en question ma manière d’interagir avec le monde et celles qui m’ont enseignée que savoir se montrer vulnérable est en réalité notre plus grande force. Lorsque l’on voyage, on vit dans un monde mouvant où les paysages et les personnes sont amenées à changer régulièrement, dire au revoir à ces personnes sans savoir si on les reverra a quelque chose de beau: on sait que les moments partagés sont d’autant plus beaux car ils étaient uniques.

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